L’Église Saint-Remy


 

Les origines de l’église Saint-Remy remontent au 11e siècle comme en témoigne la nef de style romain. Un siècle plutard, en 1191 le bâtiement est donné aux moines bénédictins de l’abbyae Saint Vincent du Mans.

Au 15e siècle, l’église est agrandie avec la construction des deux chapelles latérales, percées de fenêtres. La tour du clocher est érigée au cours du 16e siècle. Au 17e siècle, un agrandissement du choeur est réalisé, ainsi que la constuction d’une chapelle et d’une sacristie coiffées de toits en pavillon.

Au 19e et au début du 20e siècle, l’église bénéficie encore d’importantes restauration si l’on se réfère aux cartes postales de l’époque. C’est sans doute à cette occasion qu’a été sculpté dans la pierre le visage d’Henrie Chardon, Maire de Marolles-les-Braults de 1885 à 1907 (découverte faite durant la réalisation de travaux).

Durant la Seconde Guerre Mondiale, l’église n’a pas été épargnée par les bombardements. D’importante restaurations ont alors été nécessaires pour remettre le site en l’état.

 

Mobilier remarquable de l’église :

Le rétable : d’ordre corinthien érigé en 1637 par l’architecte Henri Guillaume, occupe le choeur du momnument. Le tableau central repésente le baptème de Clovis par Saint-Remy en 496 sur lequel se trouve peint le curé de l’époque M.Angoulvent. (Tableau qui a été récemment rénové)

La mise au tombeau du Christ : représentation en terre cuite exécuté par Charles Hoyeau, placée dans une niche profonde au sien de la chapelle.

Les retables de la Sainte Vierge et Saint Sébastien : ces retables ont été crée en 1630 et 1640.

Les sculptures : l’église concerve des sculptures très anciennes dont deux statues, l’une en pierre représentant Saint Remy et la seconde représentant Saint Jean l’Evangéliste.

Le buffet d’orgue : le buffet a été acheté a la paroisse de Baugé par Monsieur Loriot de le Borde, doyen du Saosnois, en 1766. L’orgue a complètement été restauré en 1972.

 

Le Prieuré de Saint-Symphorien 


 

Sur la route de Dissé-sous-Ballon, se trouve le Prieuré de Saint-Symphorien qui dépandait de l’Abbaye de la Couture et semble avoir été fondé et refondé au 12e siècle.  La chapelle est citée vers 1160 et l’ensemble s’est retouvé en ruine après la guerre de cent ans. Le 13 octobre 1451, Saint-Symphorien est encore gratifié du titre de « villa » et de « bourg ». Une foire s’y tient longtemps. Les officiers du domaine de Saint-Symphorien y faisaient tenir régulièrement les assises de la juridiction du prieuré.

 

Sur le plan artistique et architectural, nous rencontrons à Saint-Symphorien les premières influances italiennes dans le Maine, dues sans doute au « retour d’Italie » et aux influences des Luxembourgs, évêques du Mans.

La Chapelle, outre un Ecce Homo en très mauvaise état, placé depuis un centaine d’années environ dans « l’oulus » du pignon ouest, possède un trés beau travail de charpente de la Renaissance naissante. Un belle piscine à plusieurs archivoltes et un porte murée dans le pignon ouest sont de la même époque, tandis que les fenêtres ogivales sont encore de l’époque gothique finissante. Le logis prieural abrite notament un cheminée monumental de la Rennaissance, parrée d’un blason couronné de lauriers, le « cuir » du balson porte un « billette » couchée ou « carreau » en chef et une rose en coeur.

« La Gare de Marolles »


 

Les débuts du chemin de fer dans la Sarthe, en avril 1854, la première locomotive entre en gare du Mans et en 1863, 5 lignes gravitent autour du Mans et vont vers : Paris, Rennes, Nantes, Alençon et Tours. Cependant aucune ne dessert les sous-préfectures de la Flèche, Mamers et Saint-Calais (qui ne l’est plus depuis 1926). En 1866, la décision est donc prise par le Conseil Général de contruire la ligne « Mamers – Saint-Calais ». La ligne a une longueur de 5,100 km et il a fallu acheter 7 h 21 areset 94 centiares de terrains qui appartenaient à 41 propriétaires différents.

Le train devait arriver à Marolles en 1871 mais les travaux furent retardés par la guerre de 1870-1871, l’arrviée des Prussiens dans le département et combats dans la proche région. C’est finalment le 21 septembre 1872 que la ligne de Connerré à Mamers est mise en service , c’est donc l’arrivée du premier train à Marolles.

Le parc était constitué de 5 locomotives pesant 28 tonnes et pouvant remorquer 125 tonnes. Les premiers wagons de voyageurs sont à étages : la plate forme est plus rapprochée du sol ce qui rend l’entrée et la descente plus facile. Chacun de ces wagons comprend 74 places ( 10 places en 1er classe, 24 places en 2ème classe, 40 places en 3ème classe).

 

Le chemin de fer a permit à un grand nombre de communes de sortir de leur isolement, ce fut le cas de Marolles, en effet il était désormais possible d’aller rapidement à Mamers, au Mans, et même à Paris. La gare devient donc rentable en 1877 avec 168 000 voyageurs transportées et 46 000 tonnes de marchandises. Elle connut alors une période de prospérité. Chaque année, les grandes foires, les congrès, les grands prix automobiles attiraient un grand  nombre de voyageurs et il fallait mettre en service des convois supplémentaires. En 1916 le trafic de voyageurs établit sont record avec 1 076 000 personnes.

A Marolles le trafic de marchandises était surtout lié à l’agriculture, on recevait des engrais, du charbon. Et on expédiait des céréales, du chanvre, des animaux, des pommes, et du cidre.

 

Le 1er juin 1931, c’est l’ouverture de la premières ligne d’autocars : c’est plus rapide et plus pratique pour aller au Mans. De plus le déclin s’ammorçait aussi par les marchandises, en effet les rails sont de 30 kilos au mètre alors qu’il aurait fallu qu’ils soient de 36 kilos. Les ponts n’ont pas non plus un résistance suffisante et en 1928 M.Beaufils, directeur de la Cidrerie Marollaise se plaint au près de la compagnie car les ponts ne peuvent plus suporter le poid de wagons-réservoirs de 130 hectolitres. Les ponts furent renforcés mais sur le réseau national on chargeait 160 hectolitres par wagon. La Seconde Guerre Mondiale relança l’activité, la penurie de carburant et les restrictions imposées par l’occupant donnèrent un coup de fouet au réseau, de plus le transport individuel n’était plus possible et beaucoup de parisiens venaient en campagne pour se ravitailler. La reprise fut éphèmère car en 1945, la courbe du trafic recommença à baisser.

En 1947, le Mamers – Saint-Calais était passé en Régie Départemental donc sous contrôle du Conseil Général. Tout se dégradait :

  • baisse du trafic : 113 000 tonnes en 1971 / 73 000 tonnes en 1975
  • bilan financier catastrophique
  • matéreil roulant ancien, démodé, usé
  • voies peu entretenues par meusure d’économie
  • le trafic voyageurs s’arrêta le 25 septembre 1965
  • M.Gourdeau dernier chef de gare de Marolles resta jusqu’en 1969

La ligne a été definitivement fermée en 1977.

Les personalités marollaises


Michel MOHAIN : Maire de 1848 à 1866, il aura eu très tôt des responsabilités au sein de la commune :

  • 1815 : Capitaine de la garde nationale
  • 1828 : Membre de la commision administrative du bureau de bienfaisance
  • 1830 : Chef de bataillon de la garde nationale
  • 1834 : Conseiller d’arrondissement
  • 1850 : Délégué cantonal, membre de la chambre consultative d’agriculture de l’instruction primaire

En mars 1866, il est nommé chevalier de la légion d’honneur par Napoléon III. Pendant sa fonction de maire il fit beaucoup pour le bien et la transformation de la commune. Il permit l’ouverture de de la caisse d’épargne, l’organisation de foires, la création de la compagnie des sapeurs-pompiers. Les derniers grands travaux qu’il réalisa sont la construction de la mairie, de la justice de paix et de l’ouverture de la rue qui porte encore aujourd’hui son nom, « la rue Mohain ».

 

Henri CHARDON : fut Maire de 1883 à 1906  et Conseiller Général. Il était aussi historien membre de deux sociétés savantes de la Sarthe : le Société d’Agriculture, Science et Arts de la Sarthe et la Socété Historique et Archéologie du Maine. Il était trés estimé pour ses nombreuses publications.

Son fils Charle fit un don qui permit de construire l’hospice Saint-Charle devenu depuis la Maison de Retraite.

 

Henri COUTARD : Docteur Cancérologue et Chercheur qui mit au point des techniques pour guérir des cancers par les rayons « X » à l’époque de Becquerel, Pierre et Marie Curie et Clauduis Regaud.

Il travailla à l’institut du Radium à Paris, un peu en Russie et assez longtemps aux USA, à Chicago puis dans le Colorado.

 

Paul Chevalier : Maire de Marolles de 1907 à 1947. Il a fait des études de médcine à Paris où il a notament été interne à l’Hôtel-Dieu. Après l’obtention de son diplôme en 1888 il vient s’intaller à Marolles en tant que médecin. Il est élu conseiller municpal en 1900. Quatre ans plus tard il devient adjoint au maire. Et en 1907 il est élu maire de Marolles après le décès de M.Chardon, il sera régulièrment réelu jusqu’en 1947 où il laissera son siège de maire à M.Dreux.

Les armoiries


Après la guerre 1939 – 1945, la mère de monsieur le comte Harold de Milleville (Maire de Saint-Aignan) a accepté que la commune de Marolles prenne les armes de la famille Desson de Saint-Aignan (Famille actuellement éteinte).

« D’azur à la tour d’argent crénelée d’or, accompagnée de trois croissants, aussi d’argent deux en chef et un en pointe ».

 

ARMOIRIE