Marolles au Moyen Age :


 

Sous le régime féodal la seigneurie de paroisse était un châtellenie annexée au fief de Plessis situé sur la rive gauche du Malherbe à 1 km au nord du bourg, dont le château actuellement en ruines était défendu par de larges douves. Le fief du Plessis et les terres qui en dépandaient avaient « droit de banc » dans l’église de Marolles. Ensuite le fief paroissial de Marolles sera annexé à la châtellenie de Saint-Aignan.

On découvre par un aveu de 1643 et par un autre acte authentique de 1721, que les habitants de Marolles devaient aux seigneurs de Saint-Aignan, différents devoirs, droits et cens dont les principaux étaient : l’obéissance pour l’église et le cimetière, le cens pour la maison de l’école et pour divers biens de la fabrique. L’hommage pour le fief et domaine de Rafeu appartenant également à la fabrique (groupe de clercs ou laïcs administrant les biens de l’église).

 

Au XVIIIe siècle :


 

Toute les dispositions et servitudes féodales furent balayées par la réorganisation de l’administration locale, oeuvre de l’Assemblée Constituante en 1791. Marolles devint alors le chef-lieu d’un canton composé de sept communes (Marolles chef-lieu, Dangeul, Dissé-sous-Ballon, Mézières-sur-Ballon, Peray, Ponthouin, Saint-Aignan). Par l’arrêté du 13 brumaire an X, ce canton s’est  trouvé augmenté de dix autres communes : Les cantons de Courgains, Saint-Côme et Vivoin ont été supprimés par cette nouvelle organisation. Le premier Maire fut René GAULLIER (1790-1791).

 

Marolles pendant les Guerres :


 

Comme toutes les communes rurales Marolles a payé un lourd tribut en vies humaines lors des deux conflits mondiaux, particulièrement à l’issue de la grande guerre (1914-1918).

Le 21 septembre 1944 : Un avion américain s’est écrassé au lieu-dit « Le Poilet » dans la commune de Marolles. Il n’a pas été possible de relever les caractéristiques de cet avion, les débris étant réparti sur un rayon de 200m environ. Toutefois d’après des témois occulaires se trouvant à proximité lors de l’accident, il s’agirait d’un appareil de chasse monoplace. Parmi les débirs humain, il a été découvert un portefeuille  contenant diverses pièces dont une carte d’identité avec une photo au nom de Samuel C.Lee (lieutenant), né le 3 janvier 1918 à Cray et divers papiers écrit en anglais ainsi qu’un somme d’argent de 172 francs en billet de banque français. Ces objets ont été remis aux autorités américaines qui se sont rendues sur les lieux pour procéder à une enquête technique.

En 1944 lors de la libération de Marolles , un violent accrochage a eu lieu au pont d’Effe, entre la Ve Division Blindée Américaine et les Allemands en déroute. Deux civils marollais ont été tués. Un petit monument témoigne de cet engagement meurtrier. Un momnument aux morts honore les enfants de la commune tombés pour la patrie. Il se trouve près du presbytère, route de Dangeul, non loin du parc municpal.